Aller au contenu
Gestion du personnel

Jours de congés par mois travaillé : comment les calculer

L L'équipe LapsoWork
Jours de congés par mois travaillé : comment les calculer

Un salarié arrivé en mars, un autre qui part en septembre, un contrat temporaire de quatre mois… et toujours la même question : combien de jours de congés lui reviennent ? Lorsqu’une personne n’a pas travaillé l’année complète, les congés ne se prennent pas en totalité, mais au prorata du temps travaillé. La bonne nouvelle, c’est que le calcul est simple une fois que vous connaissez la règle. Voyons cela avec des exemples clairs et adapté aux besoins de n’importe quelle PME espagnole.

Combien de jours de congés se génèrent par an en Espagne ?

L’article 38 du Estatuto de los Trabajadores (Statut des Travailleurs) fixe le minimum légal à 30 jours calendaires par année travaillée. C’est le plancher : aucune convention ni aucun contrat ne peut le réduire, même si de nombreuses conventions collectives l’améliorent en parlant de jours ouvrables (généralement environ 22 jours ouvrés, qui équivalent à ces 30 jours calendaires).

Deux précisions importantes avant de calculer quoi que ce soit :

  • 30 jours calendaires signifie des jours de calendrier, jours fériés et week-ends inclus. Ce ne sont pas 30 jours de travail.
  • Les congés sont rémunérés comme si le salarié était en activité : rien n’est déduit du salaire du fait d’en profiter.

Combien de jours reviennent pour chaque mois travaillé ?

Voici la règle qui résout la plupart des doutes. Si une année complète génère 30 jours calendaires, chaque mois travaillé génère :

30 jours ÷ 12 mois = 2,5 jours calendaires par mois travaillé

Autrement dit, pour chaque mois complet qu’un salarié travaille, il accumule 2,5 jours calendaires de congés. À partir de là, calculer la part proportionnelle revient à multiplier :

  • 1 mois travaillé → 2,5 jours
  • 3 mois → 7,5 jours
  • 6 mois → 15 jours
  • 9 mois → 22,5 jours
  • 12 mois → 30 jours

Lorsque le résultat comporte des décimales (7,5 ou 22,5), l’usage est d’arrondir à la hausse en faveur du salarié, sauf si la convention en dispose autrement. De nombreuses conventions détaillent en outre comment traiter les fractions de mois.

Et s’il n’a pas travaillé un mois complet, que se passe-t-il avec les jours isolés ?

Lorsqu’une personne arrive en milieu de mois ou part avant de le terminer, le prorata s’applique également à l’intérieur du mois. La méthode la plus précise consiste à calculer par jours : divisez les 30 jours de congés par les 365 jours de l’année et multipliez le résultat par les jours effectivement travaillés.

(30 ÷ 365) × jours travaillés = jours de congés

Par exemple, un contrat de 100 jours génère environ (30 ÷ 365) × 100 = 8,2 jours calendaires de congés. C’est la méthode la plus juste pour les contrats courts, les embauches en milieu de mois ou les soldes de tout compte.

Le calcul change-t-il si le temps de travail est partiel ?

Non. Un salarié à temps partiel génère exactement les mêmes jours de congés qu’un salarié à temps complet : 30 jours calendaires par an, ou leur part proportionnelle selon le temps travaillé. Le temps réduit affecte le montant perçu (proportionnel aux heures), mais pas le nombre de jours de repos auxquels on a droit.

C’est une erreur très fréquente dans les PME de rogner les congés de celui qui travaille à mi-temps. La loi ne le permet pas : le droit au repos est le même, seule la rémunération change.

Congés non pris à la fin du contrat

Si un salarié quitte l’entreprise avant de prendre les congés qu’il a générés, la loi oblige à les compenser financièrement dans le solde de tout compte. C’est le seul cas où les congés sont payés en argent : tant que la relation de travail reste en vigueur, ils se prennent comme repos et ne se monnaient pas.

Le calcul du solde de tout compte part de la même logique : on compte les jours générés selon le temps travaillé dans l’année, on retire ceux déjà pris, et le résultat est versé. Si le sujet de la caducité de ces jours vous intéresse, nous le développons en détail dans notre guide sur comment fonctionne le report des congés d’une année sur l’autre.

Le salarié peut-il choisir quand prendre ses congés ?

La période de prise est fixée d’un commun accord entre l’entreprise et le salarié. L’entreprise peut établir des périodes précises (par exemple, une fermeture en août), mais elle ne peut pas les imposer unilatéralement sans négociation, et le calendrier des congés doit être connu au moins deux mois à l’avance par rapport à la date de prise.

En pratique, dans une PME, cela se traduit par le fait de s’organiser à temps : demandes des salariés, approbation du responsable et une vision claire de qui se repose chaque semaine pour ne pas se retrouver sans effectif.

Comment fluidifier la gestion des congés dans votre entreprise

Calculer des jours proportionnels, gérer les demandes, éviter les chevauchements et ne pas perdre de vue les soldes en attente est parfaitement gérable avec deux salariés. Avec quinze, le tableur Excel commence à défaillir et les erreurs apparaissent dans les bulletins de paie.

Un logiciel de gestion des congés résout cela à la racine :

  • Il calcule tout seul les jours qui reviennent à chaque personne selon sa date d’embauche et son temps de travail, y compris les proratas des embauches et départs en milieu d’année.
  • Il permet aux salariés de faire leurs demandes depuis le mobile et au responsable d’approuver en un clic, en gardant une trace de tout.
  • Il affiche un calendrier d’équipe pour voir d’un coup d’œil qui est absent et éviter que trop d’absences coïncident.
  • Il maintient le solde à jour en temps réel, sans rien réajuster à la main à la clôture de l’année.

De plus, en s’intégrant au contrôle du temps de travail, les absences et l’enregistrement du temps de travail restent synchronisés : lorsqu’une personne est en congés, elle n’apparaît pas comme une journée sans pointage.

Récapitulatif rapide

  • Le minimum légal en Espagne est de 30 jours calendaires par année travaillée (art. 38 du Estatuto de los Trabajadores).
  • Chaque mois complet génère 2,5 jours calendaires de congés.
  • Pour les fractions de mois, utilisez la formule (30 ÷ 365) × jours travaillés.
  • Le temps partiel ne réduit pas les jours, seulement le montant perçu.
  • À la fin du contrat, les congés non pris sont payés dans le solde de tout compte.

Avec la règle des 2,5 jours par mois, vous résolvez 90 % des cas. Pour le reste — contrats courts, embauches en milieu de mois, conventions avec des améliorations —, automatiser le calcul vous évite les erreurs et les réclamations. Et c’est précisément le travail qu’un bon logiciel de RH ôte des épaules de n’importe quelle PME.

Cet article vous a plu ? Partagez-le :

Le chaos administratif ne se règle pas tout seul.

Essayez LapsoWork gratuitement pendant 30 jours, sans carte bancaire. Si ça ne vous convient pas, vous partez sans rien payer.

Commencez gratuitement, 30 jours

Vous préférez une démo guidée ? Parlez à l’équipe

  • Sans carte
  • Sans engagement
  • 4,7★ sur l’App Store